NEWS. Le cinéma du pourtour méditerranéen est à l’honneur une nouvelle fois à Montpellier .
Depuis le 26 octobre et jusqu’au 4 novembre, c’est la 29ème édition du Festival Cinemed de Montpellier. A cette occasion, plusieurs long- et court-métrages israéliens sont en compétition, ou en simple sélection officielle. Si vous avez la chance d’habiter cette ville ensoleillée et de pouvoir vous rendre dans les salles, n’hésitez pas à visiter le site du festival, qui est très complet. La majorité des films israéliens présentés sont des courts-métrages très politisés et engagés :
Re: commandments, de Guli Silberstein, les 27/10 et 31/10
No Johnny no, de Haïm Ben Shitrit, les 27/10 et 31/10
Free field, de Liona Belford et Ido Govrin, les 27/10 et 31/10
Routes, de Lior Geller, les 27/10 et 2/11
Sweet Mud, de Dror Shaul, les 28/10 et 31/10
Lu dans le journal, de Evgeny Ruman, les 28/10 et 1/11
Beach, de Guli Silberstein, les 29/10 et 1/11
La mort de Shula, de Asaf Korman, les 29/10 et 1/11
Foul Gesture, de Tzahi Grad, les 30/10 et 2/11 (site du film)
Fragments 1990-2006, de Gérard Allon, les 29/10 et 2/11
Si, comme moi, vous êtes amoureux du Moyen-Orient, sachez que la région n’est pas en reste. De nombreux films venus de Turquie, du Liban et de Palestine sont là pour colorer le tout.
Et pour ceux qui, comme moi, ne peuvent se déplacer, voici de quoi nous consoler : le réalisateur Guli Silberstein, auteur de ‘Re:Commandments’ et de ‘Beach’, a mis à disposition des internautes quelques uns de ses court-métrages sur son site. Et là, le ton est vite donné : ‘Re:Commandments’ superpose et triture et torture les images de la dernière guerre du Liban (été 2006) diffusées sur BBC World, les séquences du péplum ‘Les 10 Commandements’ avec Charlton Heston et les mouvements de hanche d’une sulfureuse danseuse du ventre… Le tout, sur une musique techno-du-genre-à-vous-filer-un-long-et-lancinant-mal-de-crâne-pour-
toute-la-semaine. L’idée, j’imagine, c’est de mettre en perspective les contradictions de l’Histoire, avec sa grande hache. Les chars d’assault du XXIème siècle répondent aux implorations de Moïse : “What have I left undone?”*. C’est… étonnant. Et ça… interpelle. Mais comme une illustration vaut mieux qu’un long discours, allez voir par vous-mêmes, vous m’en donnerez des nouvelles (ça dure moins de 5 mn)…
*Que n’ai-je pas encore fait?







Ah oui je connais bien ce festival !
Bravo pour votre Blog, très bien structuré, belle présentatin et surtout éminément intéressant
une connaisseuse du cinéma israêlien
Nadja Rodriguez
C’est vraiment le sujet d’actualité!!! Franchement as tu vérifié le pourcentage des gens qui s’intéressent au film Israëien? Sachant que la population juive, en étant très optimiste, ne dépasse les 5% voire 3% de la population totale.
En divisant le groupe qui s’intéresse au film Israëlien entre juif francais et francais
-juif francais: tu espères toucher jusqu’à 80-90% des 3% d’origine
-francais toutes origines confondues: cela devient des cas spordiques
donc il faut oubluer l’effet de masse sur le blog
bon, je ne veux pas te déprimer courage.
Malgré tout excellent travail.
Félicitations! Une idée géniale en dépit de l’avis de Taggeur. Le cinéma peut faire des miracles, et à vous de jouer.
Excellent travail.
Vraiment instructif et le sujet est étudié sur toutes ces faces. Un travail d’excellence où le cinema donne un nouvel aspect à la politique actuelle et les problèmes d’actualité.
Que le meilleur pour ce site.
Continue ainisi.
Félicitations pour ce blog! Le cinéma isrélien est tellement riche et se développe chaque année. Il est à la fois simple, sensible, naturel et tellement vrai! Un vrai bonheur, du vrai grand cinéma. Je suis contente d’avoir une adresse de blog où chercher l’actualité sur l cinéma israélien qui selon moi, peut interesser tout le monde, et pas seulement les juifs (cf commentaire de ce taggeur)… Car est ce que le cinéma français ne touche que les français? et le cinéma américain que les américains? Heureusement que non, le cinéma c’est justement une ouverture sur le monde extérieur. Dommage pour ceux qui ne l’ont pas compris, et qui continuent en plus d’assimiler “juifs” à “israéliens”: Ce sont deux choses complètement différentes!
Je pense, Taggeur, qu’effectivement, le cinéma israélien n’intéresse pas que les israéliens ou les palestiniens. Même s’il entretient une relation étroite avec la politique, il s’adresse à tous les publics car il reste de la création, un art et donc, à mon sens, universel. A chacun d’interpréter les films comme il le souhaite. Visiblement, mon blog ne t’intéresse pas, mais j’espère que tu y reviendras parce que je vais faire de mon mieux pour te prouver qu’il s’adresse à tout le monde… bonne journée à tous et merci pour vos commentaires.
Mazel Tov pour le blog
Je commence depuis peu à découvrir le cinéma israelien, et jusqu’à présent, je n’ai vu que des films intéressants et que j’ai aimés. Peut-être ai-je été bien conseillée. En attendant, je compte sur toi pour d’autres conseils, même si je dois découvrir des fims qui sortiront de ma vision habituelle du cinéma.
Il te fallait une première bonne blague juive sur ton site… La voici :
longue vie à ton blog, Masoeur !
J’ai des doigts
Félicitations pour le lancement de ce joli petit blog, tout cela commence très bien !
Quelques réactions face aux premiers commentaires : j’ai bien sûr été très étonné du commentaire de Taggeur sur le fait que le cinéma israélien ne devrait intéresser que les juifs français (qui représentent moins d’un pourcent de la population française… ce qui fait quand même entre 500 000 et 600 000 personnes !). Bien heureusement, ce sujet n’intéresse ou ne touche pas uniquement les français d’origine juive (je suis d’ailleurs moi-même goy), quand bien même ce cinéma traiterait uniquement de la politique de l’Etat d’Israël. Ce qui m’ammène à une seconde idée : de nombreux films israéliens ne sont pas spécialement politiques. Est-ce à dire qu’ils n’ont rien de spécial ? Qu’ils ont moins d’intérêt pour les Français ? Qu’ils n’ont pas leur place sur ce blog ? Ou au contraire, que celui-ci contribuera à essayer de repérer des traits de ce cinéma, de le caractériser ?
Merci pour la blague ! Le jeu est d’ailleurs bien plus drôle lorsqu’il est joué par des juifs que par des polonais ! (on peut voir la version polonaise avec les liens de youtube) … Reste à se demander ce que cela donnerait avec … des juifs polonais !
Tu as raison, Quentin. Nous veillerons à ne pas réduire le cinéma israélien à une tribune politique. Il reste un art avant tout, c’est pourquoi nous nous intéresserons aux films qui n’abordent pas directement le conflit également. Bien sûr… Tehilim, Les ailes Brisées, Medusot… tous ces films qui n’abordent pas la question politique (pas directement en tout cas) seront présents… ! Bonne journée !
Si je peux me permettre un dernier commentaire : ce blog est déjà 6e sur google en tappant “cinéma israélien blog” … pas mal en une semaine, non ?
Je vois que mes commentaires ont suscité beaucoup de réactions. Je suis content. D’ailleurs Emmanuelle, qu’est ce qui te fait croire que je ne suis pas juif ? ou que je ne sais pas la différence entre juif et Israëliens? As-tu jamais vu un américain s’enflammer pour un film frrançais.Pourtant c’est de l’art yguerda et c’est pour tout le monde. Je crois que cette image reflète mieux la réalité des liens que j’ai décrits des films israëliens.
@ Quentin: Recherche à trois mots… On va tenter de le faire passer en première page avec une recherche en deux mots
PS: Est-il utile de le préciser? Bravo pour le blog, je continuerai à le suivre avec plaisir et curiosité.
Je ne sais pas quoi te dire, Taggeur. Sinon que, moi qui suis très interessée par le cinéma israélien (sinon je n’aurais pas fait un blog dessus), je ne suis ni juive, ni israélienne, ni arabe (en dépit de mon prénom), ni palestinienne… Mais je suis contente de voir que tu es revenu malgré tout…
@ tagger : je ne sais pas ce que tu appelles “s’enflammer”, mais d’après ce que je sais, de nombreux américains ont été des fans inconditionnels du “Fabuleux destin d’Amélie Poulain” (français), de nombreux chinois ont été bouleversés par “La vie des autres” (allemand), de nombreux français ont été très touchés par “Bobby” (des Etats-Unis)… pour ne citer que trois films, plus ou moins politiques, mais qui ont trouvé un public autant à l’extérieur que dans leur propre pays. Un produit culturel a tendance à faire toujours plus de bruit dans son pays, pour de nombreuses raisons, les premières étant économiques… mais aussi parce qu’il est partiellement méconnu à l’extérieur. Si ce blog peut contribuer à rendre le cinéma israélien moins méconnu, il a toutes les chances d’intéresser un public français… juif ou non juif, car si j’en crois mon entourage, ce n’est pas un critère particulièrement discriminant pour connaître/voir/aimer ou ne pas connaître/voir/aimer Amos Gitaï par exemple
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@ Marie Amélie : 3e place sur google avec la recherche en trois mots (”blog cinéma israélien”), et 3e page pour la recherche en deux mots (”cinéma israélien”)… on progresse !
@Tagger,
“C’est vraiment le sujet d’actualité!!! Franchement as tu vérifié le pourcentage des gens qui s’intéressent au film Israëien? Sachant que la population juive, en étant très optimiste, ne dépasse les 5% voire 3% de la population totale.
En divisant le groupe qui s’intéresse au film Israëlien entre juif francais et francais
-juif francais: tu espères toucher jusqu’à 80-90% des 3% d’origine
-francais toutes origines confondues: cela devient des cas spordiques”
Ton commentaire est intéressant dans le sens ou il met en lumière ce que je pense être un grand préjugé.En effet, est-il nécessaire d’être Juif pour s’intéresser à un sujet artistique lié au monde Juif et au sujet Juif en général ( et à bien plus..) ?
Je ne le pense pas et je dirait même que c’est une chose heureuse.Poserais-tu cette question s’il s’agissait du cinéma Américain, Chinois ou Irlandais ?
Pourquoi introduire une logique communautariste qui ,il me semble, n’a pas lieu d’être lorsque l’on aborde un objet de création ?
Ce lien permanent établi entre appartenance communautaire et/ou Religieuse et intêrets personnels me parait trés inquiétant( je le constate surtout avec des produits culturels Arabe ou Juif ce qui semble indiquer quelque chose de l’ordre de la perception des communautés et des minorités dans notre pays ..).
Ne serait-ce pas une facon de plus de forcer l’identité d’un individu dans des cadres déterminés , alors que cette dernière demeure une notion des plus complexes et des plus multiples ?
Pourquoi un Juif devrait-il s’intéresser nécéssairement au cinéma Israélien ? Pourquoi un Goy ne pourrait-il pas considérer le cinéma Israélien comme un centre d’intêret à la fois sur le plan personnel et intellectuel ? Pourquoi nécéssairement des “cas sporadiques” ?
Est-ce à dire que la personne humaine ne peut se développer qu’autours de ce qui semble à première vue la construire dans une lignée traditionelle ?
Je trouve les implications d’une telle proposition bien dérangeante..
J’aimerais ajouter autre chose.Il me semble que limiter la portée du cinéma Israélien à un contenu d’intêret politique est une affirmation assez grave et peut être aussi insultante à l’égard des artistes.En effet, malgrè la présence d’un contexte politique affirmé , en particulier dans certaines oeuvres, je pense qu’un film de qualité est un film qui parle à l’Humain de facon universelle.La création est ancrée dans un contexte particulier mais elle transcende ce contexte tout en le sublimant ( pour les films qui l’abordent de facon directe ).Un bon film est un film qui a aussi le pouvoir de donner un sens à notre Humanité partagée.
Le fait que certaines oeuvres puissent faire découvrir un Peuple et une culture autrement est aussi une des raisons pour lesquelles il faut absolument ne pas se limiter aux théories et diatribes communautaires qui nous limitent parfois cruellement et finissent par nous aveugler dans bien des cas.
Que nous soyons Juifs ou Goyim ( si je puis utiliser ce terme ) ne doit pas nécéssairement se trouver au coeur de notre démarche.
C’est vrai que ces réflexes communautaristes sont souvent liés à des produits culturels juifs ou arabes. Car qui penserait à limiter Won Kar Wai aux Chinois ? (ou Honk-kongais… ou confucianistes, ou je ne sais quoi). Ou les suchis aux Japonais ?
pour apporter mon témoignage personnel :
quand j’ai décidé d’apprendre l’hébreu, et que je l’ai dit aux gens, la plupart enchaînaient avec cette question : ” t’es juive? ”
… il dit qu’il voit pas le rapport…
Yasmina, tu as raison, c’est bien la facon dont beaucoup de gens réagissent, c’est la même chose quand tu t’intéresses au monde Juif en général…
“Si tu t’y intéresses tu es forcément Juive..” Il y a vraiment quelque chose de dérangeant mis en lumière par de telles attitudes d’ailleurs…
Pour aller dans le sens de ce que j’ai voulu démontrer dans mon post précédent à Tagger je ne vais pas préciser si je suis Juive ou pas
Histoire de nuancer un peu, je voudrais quand même faire remarquer qu’en France, lorsqu’on rencontre quelqu’un qui est allé en Israël ou qui veut y aller, dans les trois quart des cas, cette personne est juive. Et Yasmina, il y a combien de goyim dans ton cours d’hébreux ? Et si l’on enlève les personnes qui viennent d’un pays voisin d’Israël, la proportion tombe à combien ?
J’ai trouvé la remarque de Tagger peu pertinente, mais il ne faut pas tomber dans l’exagération inverse : parmi ceux qui s’intéressant de manière approfondie à Israël et à sa culture, beaucoup son Juifs. Ce n’est pas mon cas (je n’aime ni les mystères ni les malentendus… l’autre jour on a essayé de me vendre des chandeliers pour Hanouka et j’ai été triste de devoir annoncer que je ne le fêtais pas :p), ce n’est pas le cas de tout le monde, mais c’est le cas de beaucoup.
Quentin,
Tu as raison.Je ne souhaitais pas nier ce que tu soulignes trés justement.
Il s’agissait davantage de déconstruir l’idée selon laquelle l’appartenance à une communauté serait la motivation principale et le critére guidant l’intêret des individus pour tel ou tel domaine artistique ou culturel en général.
Je m’insurge un peu contre ce genre de “classification” c’est pour cela que j’avais décidé de répondre à Tagger.
Pour aller encore une fois dans le sens de cette démonstration et éviter les “mystères” ; ) je peux aussi ajouter que je ne suis moi même pas Juive !
Oh mince, tu enlèves aux gens la possibilité de dire un jour “Alia fait son allia” :p
(5h de sommeil, la veille des vacances, 45 min à attendre une prof absente… et de très mauvais jeux de mots !)
Pas mal Quentin !
Les deux mots ont le même sens dans les deux langues