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Et voilà, c’est la fin du festival Cinemed… Plusieurs films israéliens, longs/courts-métrages et documentaires, étaient en compétition. Pour deux d’entre eux, cela a même porté ses fruits.
Le film ‘Sweet Mud‘ de Dror Shaul a remporté le prix Jeune public et le prix Nova (4800 et 2000 euros).
Le court-métrage de Lior Geller, ‘Routes‘, a reçu le prix Jeune public de la ville de Montpellier (2000
euros).
Le documentaire palestinien ‘Palestine Blues’ (site du film), réalisé par Nida Sinnokrot, une Palestino-américaine, a quant à lui remporté le Prix Ulysse (3000 euros).
Plutôt prometteur pour ces trois jeunes réalisateurs… A suivre !
>>> Voir le palmarès complet.







Vous considérez réellement le documentaire de Nida Sinnokrot comme du « cinéma israélien » ?! Ou bien vous l’avez juste signalé en passant ?
En l’occurence, je donnais effectivement le prix attribué à cette réalisatrice palestinienne à titre indicatif. Et pour prouver que je ne fais pas de mélange des genres, je vous renvoie au titre du post qui précise bien que sur les trois films dont je parle, il n’y en a que deux qui sont israéliens.
Cela dit, la question de la différenciation entre films israéliens et films palestiniens n’est pas aussi tranchée qu’elle en a l’air. De nombreux films palestiniens sont financés par des boites de production israéliennes, par exemple. D’autres sont réalisés en coopération. Mais, surtout, les films considérés comme palestiniens parlent finalement souvent du même problème politique que les films israéliennes qui traitent de politique. Ils se répondent et se complètent, selon moi.
C’est pourquoi il m’arrivera, dans ce blog qui veut traiter plus précisément la question de la politique dans le cinéma israélien, de citer plus d’une fois des films palestiniens. J’ai répondu à vos interrogations ?
PS: sur le financement du cinéma palestinien, j’espère pouvoir faire une petite enquête dans les semaines à venir; je vous en ferai part.
C’est sûr que maintenant c’est compliqué de savoir d’où un film vient : entre le sénariste, le réal, les acteurs, la langue, les différentes boites de prod, et parfois des doubles nationalités, on ne sait jamais vraiment de quel pays est le film. C’est ça la mondialisation ! D’ailleurs c’est quoi la règle, au festival de Canne par exemple, pour savoir de quel pays est le film ?
Enfin les film palestiniens et israéliens parlent parfois des mêmes choses, mais quand même pas pareil. Les terrorismes, les checkpoints, le fanatisme religieux… Il me semble qu’il y a pas mal de différences. Mais j’ai pas vu des masses de films palestiniens. Il y en a beaucoup ?
Bien sûr, la production cinématographique palestinienne est assez vaste. En revanche, je ne vous cacherai pas qu’elle est généralement produite par la diaspora palestinienne (en Egypte, en Jordanie, aux Etats-Unis…) et non par les Gazaouis qui ont malheureusement des questions plus pressantes à résoudre. Le plus célèbre d’entre eux est sans doute Elia Souleiman qui a reçu déjà plusieurs prix et qui est célèbre notamment pour son « Intervention divine ». Vous avez peut-être vu « Paradise now » ; c’est aussi un film palestinien.
C’est peut-être un cinéma qui a plus de mal à trouver des financements, car là, pour le coup, c’est un cinéma très politisé. Je n’oublierai jamais une interview d’Elia Souleiman expliquant que « tout est politique : la façon de manger, de marcher… tout, et donc, les films aussi ».
J’essaierai de faire un point sur le cinéma palestinien dans ce petit blog consacré au ciné israélien… chiche?