NEWS. C’est une histoire de fous. ‘La visite de la Fanfare‘, film israélien d’Eran Kolirin, a été exclu de la course à l’Oscar du meilleur film étranger. Pourquoi? Malgré des fonds israéliens, des acteurs israéliens, un réalisateur israélien, des paysages israéliens, le film a été considéré comme anglophone… Bah oui, la moitié du film est en anglais, car c’est ainsi que les Egyptiens de la fanfare communiquent avec les personnages israéliens.
Et bien sûr, le film ne peut pas participer aux Oscars comme film britannique ou Américain car il n’est ni l’un ni l’autre. Donc, il est purement et simplement exclu de la plus grande compétition cinématographique mondiale.
Trop israélien pour participer, ou pas assez? Faudrait savoir ! Une histoire de fous, je vous le disais…
En tout cas, c’est le deuxième revers essuyé par l’équipe de “La Visite de la Fanfare”: il aurait dû être diffusé en octobre dernier au Festival du film d’Abu Dhabi, mais le syndicat des Acteurs égyptiens avait menacé de boycotter l’événement s’il était maintenu au programme. Trente ans après la signature d’un traité de paix entre Israël et l’Egypte, et la “normalisation” des relations entre les deux pays frontaliers.
SOURCE : Variety
>> Lire ma critique de ce film : “‘La visite de la fanfare‘, en toute simplicité“
>> Lire ma présentation du film : “‘La visite de la Fanfare’ en salles le 19 décembre 2007“
>> Lire une excellente analyse d’Yves Gonzalez-Quijano sur le boycott culturel entre Israël et les Etats arabes : “My Life, Arab movie“.







Aberrant… Comment est-ce que ça réagit, côté staff et production? Est-ce qu’un recours est possible?
Pas d’infos à ce sujet, mais le staff, j’imagine, est un peu blasé… Il s’est aussi fait exclure du festival de ciné du Caire… Ca devient une habitude…
Cela dit, il est courant que les films israéliens ou palestiniens qui prônent trop vivement la tolérance soient boycottés au Moyen Orient. Ce sont les moins bien reçus, toujours. Ceux qui prennent franchement parti pour un côté réussissent mieux à se faire distribuer, et pas seulement dans les festivals. Mais que ce virus atteigne les Oscars !
Je note un truc: quand l’art se mêle de politique c’est pour faire avancer le smilblick, mais quand la politique se mêle d’art, c’est pour couper le dialogue. Navrant.
Est-ce vraiment un problème politique pour les Oscars ? Il me semble que c’est plutôt une absurdité des règles (d’origine) propre à ce festival plutôt qu’une question politique ou de boycott. D’ailleurs cette situation de film trop anglais / pas assez américain ne se produit-elle pas chaque année ?
Il me semble que la remise des Oscars est une des compétitions cinématographiques les plus politiques/économiques avec le festival de Cannes. Mais enfin, je faisais surtout référence aux festivals du Caire et d’Abu Dhabi quand je parlais d’intervention du politique dans l’art…
Ca alors ! Ce film est vraiment maudit décidément !
Vivement le 19 décembre qu’on puisse s’en faire une idée par nous-mêmes. (J’espère qu’il ne sera pas boycotté par les salles).
problème de place!
en tout cas j’adroe ton style
Juste pour faire remarquer que dans le métro parisien il y a d’énormes affiches de “La visiste de la fanfare” et ça fait plaisir
. Par ailleurs hier une fille de ma classe a demandé quand le film sortait, et les autres en avaient entendu parler… donc on peut espérer que le film ne sera snobé ni par le public ni par les salles !