MON AVIS. Parisiens ! Parisiennes ! A la demande d’Eléonore (une israélobobinaute confirmée), pour ceux qui n’auront pas le temps de tout voir au festival du cinéma israélien de Paris (ça commence après-demain, n’oubliez pas !), voici quels sont les films à voir en priorité selon moi.
Alors alors…
Déjà, premier conseil, n’allez pas voir les films qui vont sortir officiellement en France, vous aurez tout le temps de les voir dans d’autres circonstances que le festival. Evitez donc Le sens de la vie pour 9,99$ et Zion et son frère.
Pour ce qui est du reste :
- Restless, d’Amos Kollek est très bien. Il a été présenté l’année dernière, à la Berlinale et vaut le détour. Il devait sortir en France, mais j’ignore pourquoi, ça ne s’est pas fait. Avec Moshe Ivgy (Munich, Les Sept Jours). C’est l’histoire d’un écrivain déchu et déçu. Il a quitté Israël pour aller vivre à New York, abandonnant son fils qui, une fois grandi, cherche à retrouver son père.
- Le Chameau volant est un film que je n’ai pas vu mais dont j’ai entendu beaucoup de bien. Attention, ce n’est pas un film récent : il date de 1993.
- Petite préférence aussi pour Le syndrome de Jérusalem, que je n’ai pas vu non plus mais qu’une amie en Israël m’a chaudement recommandé.
- Enfin, je vous conseille Un week end à Tel-Aviv, de Dror Zahavi, que j’ai eu l’occasion de voir récemment. Très bien ficellé.
Si vous avez aimé Les Ailes brisées, vous pouvez aller voir les trois films d’Eitan Green. Mais personnellement, je ne suis pas hyper fan.
Je ne connais aucun des documentaires qui seront projetés, je serais donc bien en peine de vous conseiller quoi que ce soit.
En espérant que vous pourrez profiter du festival…







Bonsoir…
C’était véritablement l’émeute hier, pour Le syndrome de Jérusalem, de Stéphane Belaisch et Emmanuel Naccache, à la séance de 18h.
Les salles de l’Elysee Lincoln ne contenant que 150 places, une foule de gens sont restés dehors…
Ce qui est de bon augure pour le film, qui avait déjà bénéficié d’un très bon bouche à oreille.
Personnellement, mis à part quelques petites faiblesses du scénario (mais c’est un premier film, soyons indulgents), j’ai passé un excellent moment, les acteurs sont drôles et justes, l’idée de départ excellente (un homme vole un taxi collectif , un cherout, avec à son bord quelques énergumènes représentatifs de la société israélienne, et un Français atteint du syndrome de Jérusalem), et les paysages bien filmés…
Vivement sa sortie en France, je crois savoir que le film cherche encore un distributeur….
Super ! Merci Elisabethh !
Rien de tel que d’avoir des envoyés spéciaux aux événements… d’autant que je n’ai pas pu me rendre au festival, en raison de petits soucis de santé.
Merci encore pour ce commentaire !
A bientôt.
A propos du syndrome de Jérusalem :
La ville « trois fois sainte » suscite parfois des comportements délirants : parmi la foule des voyageurs, pèlerins ou touristes qui se pressent à Jérusalem depuis des siècles, un petit nombre est victime de ce que les spécialistes appellent le syndrome de Jérusalem, sorte de bouffée délirante issue d’un choc émotionnel non maîtrisable lié à la proximité des Lieux saints. Chaque année, une quarantaine de personnes seraient hospitalisés à Jérusalem pour ce type de symptômes.
Une étude tout à fait sérieuse des médecins de l’hôpital psychiatrique de Kfar Shaul à Jérusalem a été publiée à ce propos dans le British Journal of Psychiatry, dont on peut trouver ici une traduction française :
http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-syndrome-de-jerusalem.php