Israel montre sa bobine

La critique et <em>Footnote</em>

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PRESSE. On fait le tour des critiques du dernier film de Joseph Cedar, ‘Footnote’ qui avait remporté le prix du scenario à Cannes au printemps dernier et qui représentera Israël dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère aux Oscars 2012.

Pour Sophie Walon, du Monde.fr, c’est tout bon: Joseph Cedar fait une nouvelle fois preuve d’originalité et nous sert une comédie douce-amère qui brille par son efficacité: Une plongée drôle et grinçante dans le monde étroit de l’érudition universitaire:

« Une comédie intello vraiment drôle ? Succédant à Woody Allen et aux frères Coen, Joseph Cedar en livre avec Footnote un bel exemple, après avoir été révélé par Beaufort, un film de guerre sur l’occupation israélienne au Liban qui lui avait valu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur à la Berlinale 2007. Le cinéaste confirme son originalité avec ce quatrième long métrage, une plongée drôle et grinçante dans le monde étroit de l’érudition universitaire. (…) Tragi-comédie familiale, le film traite avec humour et amertume de la rivalité sournoise entre un père et son fils en même temps que de l’hystérie des moeurs universitaires. »

Du côté des Inrocks, en revanche, Leo Soesanto estime que le film essaie, mais échoue:

« Le film pèche malheureusement par sa facture : une belle histoire morale à la Saul Bellow surgonflée par la mise en scène, à coups de bande-son tonitruante et d’effets de manche – voix off, digressions, ou recherche en bibliothèque filmée comme dans Fight Club. On sent que c’est pour être à la hauteur de ce petit monde qui hypertrophie tout – ego, volumes. Mais à trop en faire, Footnote est surtout à la hauteur de son titre (“note de bas de page” en anglais) : anecdotique. »

Résultat globalement positif mais loin de la perfection pour Guillemette Odocino, de Télérama:

« En dépit de quelques lourdeurs, il y a un peu des frères Coen dans cette comédie érudite et bavarde. La meilleure scène, dans un bureau minuscule où des universitaires énervés jouent aux chaises musicales, est carrément burlesque: ce n’est plus un conciliabule de chercheurs hébraïques, c’est la cabine des Marx Brothers! « 

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