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Archive for the ‘Débats et rebonds’ Category

PRESSE. Lorraine Lévy répond aux questions de Marie-Elisabeth Rouchy au sujet de son film ‘Le Fils de l’autre‘.

Israël – Palestine: le cinéma fait un rêve

TéléObs. – Vous montrez presque physiquement le désarroi dans lequel chacun des deux jeunes gens se retrouve.

Lorraine Lévy – Comment fait-on lorsque, du jour au lendemain, on vous retire votre identité en vous donnant celle de celui qui représentait jusqu’alors l’autre dans toute sa différence ? J’ai filmé le processus qui consiste à comprendre celui qu’on rejetait. Comprendre : étymologiquement, prendre avec soi. Chacun des personnages du film, enfants et parents, est dans la nécessité de prendre l’autre avec lui. Ce film, pour moi, c’est un mille-feuille d’émotions.

TéléObs. – Elevé en Israël, Joseph, l’un des garçons (Jules Sitruk), comprend – assez brutalement – qu’il n’appartient plus à la confession juive bien qu’il ait été élevé dans cette religion et qu’il la pratique.

– Oui. Il évoque une cohabitation incroyable ; très douloureuse.

TéléObs. – Yacine, élevé en Palestine, est plus pragmatique.

– Il fait des études de médecine à l’étranger. Il est plus mûr et se projette déjà dans l’avenir. Joseph est plus enfantin. Mais on sent que ces deux garçons vont trouver leur route. Ni l’un ni l’autre ne sont enfermés dans un rétrécissement de l’histoire. Dans cette région du monde, la jeunesse est étonnamment vivante ; pleine d’ardeur et d’envies.

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PRESSE. C’est avec un immense plaisir que je viens de lire l’excellente tribune de Jérély Sebbane et Benjamin Djiane, publiée sur le Huffington Post français aujourd’hui. La tribune démontre combien le boycott de scientifique et culturel d’Israël – auquel appelle le collectif Boycott Désinvestissements Sanctions (BDS) manque de pertinence.

« La culture est par définition le désir de se confronter et de découvrir l’autre. Celui-ci ne devrait avoir ni barrières ni frontières, » écrivent-t-ils.

Et ils poursuivent: « Boycotter le cinéma israélien c’est boycotter un cinéma profondément audacieux et contestataire qui ne cesse d’interroger sans relâche la société dont il émane. Féministe comme en témoigne les œuvres de Ronit Elkabetz (Mon trésor, Prendre femme…), libre et percutant pour dénoncer le poids de la religion ( Kadosh d’Amos Gitai, Tu n’aimeras point de Haïm Tabakman, Mariage tardif de Dover Kosashvili…), militant et égalitaire comme les films d’Eytan Fox abordant la culture homosexuelle (Yossi and Jagger, Tu marcheras sur l’eau, Bubble…), le cinéma israélien est pour nous, à la différence des intégristes qui veulent le censurer, un modèle de progressisme.« 

Une excellente plaidoirie pour l’abolition des frontières culturelles…

Pour lire l’intégralité de l’article, c’est par ici!

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PRESSE. Le prestigieux magazine s »intéresse à la bobine d’Israël ce mois-ci. Ne loupez pas cet excellent coup de projecteur sur le cinéma Israélien (ses thèmes, son évolution, ses grands noms, son financement…) par Hubert Prolongeau, parue dans le Monde Diplomatique de mai 2010.

Embellie du cinéma israélien

Qu’ils s’inspirent de la guerre et de l’occupation de la Palestine ou qu’ils s’attachent à mettre en lumière d’autres aspects de la réalité israélienne, les films produits dans l’Etat hébreu collectionnent depuis quelques années les succès en salles comme les prix dans les festivals. Ils appartiennent à des genres très divers : animation, policier, comédie… Beaucoup témoignent d’une audace critique inversement proportionnelle à la crispation qui caractérise la société. On doit ce paradoxe à une politique volontariste qui encourage le dynamisme du cinéma national autant que les coproductions avec l’étranger — et notamment avec la France.

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Cette année, le prix des Israélobobinautes, la Bobine d’Or, vous la décernez à quel film ? N’hésitez pas à nous expliquer votre choix !

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HISTOIRE. Le magazine d’actu culturelle juive Akadem s’intéresse à l’histoire du cinéma israélien avec Xavier Nataf (que vous avez rencontré sur ce blog) et le réalisateur Raphaël Nadjari. Ne loupez pas la vidéo intitulé « Décryptage » qui montre comment le cinéma est le miroir de la société israélienne…

C’est par ici!

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keret-rosenthalINTERVIEW. Passionnés par ce film, qu’ils portent à bout de bras depuis huit ans.
Etgar Keret et Tatia Rosenthal,  ont accepté de me recevoir et de répondre à quelques questions sur Le Sens de la vie pour 9,99$ qu’ils ont respectivement scénarisé et réalisé.

  • Il vous a fallu huit ans pour réussir à produire ce film. Pourquoi de telles difficultés ?

Etgar Keret Au départ, ça s’annonçait bien. Quand on a présenté le scénario, il a même remporté un prix très prestigieux à New York University. Mais dès qu’on a commencé à s’adresser aux producteurs (suite…)

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PRESSE. Voici la traduction d’un article paru le 26 novembre 2008, dans la revue américaine Variety sur l’essor des films d’animation en Israël. L’occasion de dresser une petite étude comparée entre Valse avec Bachir et Le Sens de la vie pour 9,99$.  Signé Ali Jaafar (ne soyez pas effrayés par la longueur du papier : ça se lit vite et facilement ! ).

L’essor de l’animation israélienne

On attend pendant des années qu’un film d’animation israélien soit créé, et voilà qu’il en apparaît deux au même moment… (suite…)

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PRESSE. « Le cinéma est une fenêtre à double sens, grâce à laquelle deux sociétés peuvent se respecter et se comprendre« , écrivent Nurith Gertz et George Khleifi. Article très engagé (l’Huma est fidèle à elle-même) – il n’en est pas moins intéressant, paru il y a plus d’un mois dans les pages opinion. En voici des extraits.

Nurith Gertz est professeur à l’université des arts de Tel-Aviv. Elle est israélienne.
George Khleifi est un acteur et producteur palestinien.

Israël, Palestine : ce que peut le cinéma

Voici des images télévisuelles vues par les Israéliens lors de la dernière guerre à Gaza : des nuages de fumée, tourbillonnant au-dessus de Gaza avec en arrière-plan un beau coucher de soleil, et l’envoyé de commenter : « Vous pouvez y voir des champignons, mais ce n’est pas une soupe aux champignons. » Ou bien, la même image, avec le commentaire du journaliste, « Vous voyez ici des images des bombardements à Gaza. Et sur ce, nous vous proposons une pause de publicité. » (suite…)

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DECOUVERTE. Closed Zone. 1 mn 30 pour parler de la prison qu’est devenue la bande de Gaza. La vidéo a été faite par l’ONG israélienne Gisha*, et réalisée par le directeur artistique de Valse avec Bachir, Yoni Goodman. (suite…)

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gazasderotWEB. Arte reste la chaîne qui nous réserve le plus de belles surprises. En février,  c’est elle qui a diffusé le produit de cette initiative formidable : Gaza-Sderot, la vie malgré tout. Une vidéo de deux minutes était réalisée chaque jour dans chacune de ces deux villes, situées à trois petits kilomètres de distance. Et ce pendant deux mois : du 26 octobre au 23 décembre 2008. Les jours suivants, la guerre a éclaté.

Que peut-le cinéma dans le conflit israélo-palestinien ? Rien. Ne soyons pas si pessimistes ! Gageons que le fruit de ce genre de démarches doit prendre le temps de germer. Les habitants de ces deux villes s’auront /sauront à l’usure : il faudra bien qu’ils finissent par se regarder en face.

En tout cas, Arte a mis en ligne une sélection des meilleures vidéos. Le quotidien dans ces deux villes à travers des centaines de témoignages. Ne ratez pas ça !

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Travelling JerusalemPRESSE. Je n’ai malheureusement pas pu le voir de mes propres yeux. Je me suis faite réquisitionner par France Bleu Hérault en ce mois de février, et je n’ai pas pu quitter Montpellier pour assister au festival « Travelling Jerusalem » à Rennes.

Mais Rue89 a ouvert un blog pour suivre l’événement de près (c’est passionnant, allez jeter un coup d’oeil!). Parmi les nombreux articles (suite…)

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BILAN. L’année 2008 se termine bientôt. L’occasion de faire un rapide bilan sur les films israéliens sortis cette année en France. Le film gagnant remportera spirituellement le prix des Israélobobinautes (un prix encore jeune, mais prometteur, si si ! ) !

N’hésitez pas à agrémenter votre vote d’un petit commentaire précisant et justifiant votre choix…


Merci de votre participation !

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ZOOM. Le film ‘Promesses’ (2001) a été projeté aujourd’hui au cinéma Le Méliès de Bayeux, à l’occasion du Prix des Correspondants de guerre (15ème édition). Traitant de l’enfance au Moyen-Orient, ce film qui a reçu l’Oscar du meilleur documentaire, a été présenté à plusieurs classes de troisième de la région.

Les enfants ont aussi des choses à dire et personne ne leur demande ce qu’ils pensent. ” B. Z. Goldberg, un journaliste israélien expatrié aux Etats-Unis, est parti de cette constatation. Ainsi a-t-il décidé de revenir au Proche-Orient et de tourner un documentaire où enfants palestiniens et israéliens témoigneraient. Le documentaire a été tourné entre 1997 et 2000, avant la seconde Intifada, « dans une période de calme relatif« . La démarche est originale et mérite qu’on s’y arrête : les enfants porteront l’avenir du Proche-Orient et devront choisir demain entre guerre et paix. (suite…)

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PRESSE. Le réalisateur Amos Gitai était l’invité de Laure Adler dans l’émission « l’Avventura », sur France Culture, le 30 avril.

Pour l’écouter, c’est par ici !

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RENCONTRES. Le site Akadem (le campus numérique juif), qui a filmé les conférences du Salon du Livre 2008 consacré à Israël, vient de mettre les vidéos en ligne. L’une des conférences réunissait Amos Gitaï, Etgar Keret et Ron Leshem (auteur de l’ouvrage à l’origine du film ‘Beaufort‘, de Joseph Cedar) autour de la question de l’adaptation des textes israéliens à l’écran. Animé par la journaliste Laure Adler, le débat a été interrompu par une petite manifestation pro-palestinienne : http://sdl.akadem.org/TR_CINEMA.php

(merci à Alia qui a eu la gentillesse de me transmettre le lien).

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INTERVIEW. Janine Euvrard est l’auteur de Israéliens-Palestiniens : que peut le cinéma ?, (2005, éditions Michalon), un livre d’entretiens avec réalisateurs israéliens et palestiniens. Elle est également l’intigatrice et organisatrice de la biennale au cinéma Les Trois Luxembourg de Paris Moyen-Orient : que peut le cinéma, dont j’ai déjà parlé dans ce blog. Militante antisioniste de la première heure, Janine Euvrard explique ici sa démarche et son travail pour la paix.

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PRESSE. Le journal israélien « Haaretz » a publié un article de Daniel Ben Simon sur le nouvel intérêt des Français pour la littérature et la cinéma israéliens. Voici un extrait de la traduction de l’article, publié dans le n°900 de Courrier International (31 janvier 2008).

Le romancier juif et français Marek Halter est assis en face de moi dans un restaurant très chic de l’avenue Montaigne, au coeur du quartier parisien de la haute couture, et il a du mal à maîtriser son enthousiasme. « Vous n’imaginez pas l’engouement des maisons d’édition françaises pour les livres sur les Juifs et sur Israël« , lance-t-il d’une voix tonitruante qui fait se retourner les autres clients du restaurant. (…)

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ECONOMIE. Dimanche 20 janvier à 11h, le Salon du Cinéma consacrait une table ronde sur l’importance de la co-production pour le cinéma israélien. Plus spécifiquement, la rencontre s’intéressait à la co-production France-Israël. Compte-rendu.

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RENCONTRE. La musique porte conseil. Après la diffusion du documentaire de Paul Smaczny, ‘Knowledge is the beginning‘, en clôture du festival ‘Moyen Orient : Que peut le cinéma?‘, (un très beau documentaire qui traite d’un orchestre de jeunes Palestiniens et Israéliens…) le débat a enfin été lancé. Et les réalisateurs présents (Aya Kaniuk, Dominique Dubosc, Udi Aloni…) se sont, pour la plupart, risqués à donner des éléments de réponse, plus ou moins optimistes, plus ou moins développés. Verbatim.

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COMPTE RENDU. Comme promis, je me suis rendue à la soirée d’ouverture du festival ‘Moyen-Orient : que peut le cinéma’ (voir mon post du 8 novembre 2007). L’instigatrice et organisatrice de cette belle initiative, Janine Euvrard était souffrante et n’a pas pu venir présenter ce festival qui, après-tout, est bien le sien.

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PRESSE. Le site d’actu culturelle Evène.fr publie un entretien avec le réalisateur de ‘Téhilim’, un film qui explore les questions autour de la religion, le communautarisme et la famille.

Interview de Raphaël Nadjari: La Question de la foi

‘Tehilim’, chronique d’une disparition à Jérusalem, est un film sur la foi et les différentes façons de la pratiquer. Raphaël Nadjari, cinéaste français expatrié, revient sur les questions qu’il soulève.

Déjà présent en Sélection officielle en 1999 avec ‘The Shade’, Raphaël Nadjari revient sur la Croisette avec des thèmes qui lui tiennent à coeur : la mort, la famille, le judaïsme. ‘Tehilim’ pose le problème de la foi et fait se rencontrer des personnages aux croyances opposées dans un quartier laïque de Jérusalem. Nadjari ouvre ainsi un dialogue nouveau sur le rapport à la spiritualité et propose un film “dénationalisé” qui mérite qu’on s’y attarde.

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