Merci pour votre fidélité et la façon dont vous avez fait vivre ce petit site.
Je quitte la France pour un an minimum et il va m’être difficile de continuer à écrire sur le cinéma israélien durant ce temps. J’ouvre donc des parenthèses que j’espère refermer au plus vite.
EVENEMENT. Dans trois jours et pendant une semaine, commence le festival du cinéma israélien de Marseille. Ca se passe au cinéma Les Variétés.
Au programme, bien sûr, des projections (Le Syndrome de Jérusalem, Jaffa, Tel-Aviv Stories, Zion et son frère en avant première…etc), des expos, et des soirées spéciales… Le tout en présence d’un grand nombre de réalisateurs et d’acteurs israéliens.
PRESSE. Etonnement. Cet objet filmé très particulier a peu attiré l’attention de la presse. Second étonnement : l’emballement de la critique n’est pas complet… mais plutôt positif, quand même, rassurez-vous…
Pour Thomas Sotinel duMonde, ce film “a pour premier – mais pas unique – mérite de ne ressembler à aucun autre” :
Et surtout, il y a l’enchantement de l’animation. Le titre du film respire la dérision, son scénario est tout imprégné des sentiments, des sensations et des idées qu’engendrent les désenchantements de l’âge adulte. Et pourtant les maquettes des décors, les miniatures qui servent d’accessoires et les poupées qui remplacent les acteurs évoquent irrésistiblement l’enfance. La rencontre entre ces deux versants de la vie produit une espèce de choc thermique aux effets ravissants et troublants. Continuer à lire »
NEWS. Le Prix Edouard Glissant sera remis à la réalisatrice Nurith Aviv (Langue Sacrée, Langue Parlée, D’une Langue à l’autre…), le 4 mai prochain à l’université Paris-8 (Cité internationale des arts, salle Edmond Michelet), à partir de 15 h.
Ce prix a été créé il y a sept ans à l’Université Paris 8, en partenariat avec l’Agence Universitaire de la Francophonie et RFO. Il honore les œuvres littéraires contemporaines marquantes.
Le jury est composé de plusieurs membres de la communauté universitaire.
Deux films seront projetés à l’occasion de la remise du prix : le long-métrage D’une Langue à l’autre, et le court-métrage L’Alphabet de Bruly Bouabré. Une discussion s’ensuivra.
INTERVIEW. Passionnés par ce film, qu’ils portent à bout de bras depuis huit ans. Etgar Keret et Tatia Rosenthal, ont accepté de me recevoir et de répondre à quelques questions sur Le Sens de la vie pour 9,99$ qu’ils ont respectivement scénarisé et réalisé.
Il vous a fallu huit ans pour réussir à produire ce film. Pourquoi de telles difficultés ?
Etgar Keret- Au départ, ça s’annonçait bien. Quand on a présenté le scénario, il a même remporté un prix très prestigieux à New York University. Mais dès qu’on a commencé à s’adresser aux producteurs Continuer à lire »
PRESSE. Voici la traduction d’un article paru le 26 novembre 2008, dans la revue américaine Variety sur l’essor des films d’animation en Israël. L’occasion de dresser une petite étude comparée entre Valse avec Bachir et Le Sens de la vie pour 9,99$. Signé Ali Jaafar (ne soyez pas effrayés par la longueur du papier : ça se lit vite et facilement ! ).
L’essor de l’animation israélienne
On attend pendant des années qu’un film d’animation israélien soit créé, et voilà qu’il en apparaît deux au même moment… Continuer à lire »
MON AVIS. Parisiens ! Parisiennes ! A la demande d’Eléonore (une israélobobinaute confirmée), pour ceux qui n’auront pas le temps de tout voir au festival du cinéma israélien de Paris (ça commence après-demain, n’oubliez pas !), voici quels sont les films à voir en priorité selon moi.
Alors alors…
Déjà, premier conseil, n’allez pas voir les films qui vont sortir officiellement en France, vous aurez tout le temps de les voir dans d’autres circonstances que le festival. Evitez donc Le sens de la vie pour 9,99$ et Zion et son frère.
NEWS. Le cinéma israélien a beau être jeune, il n’en est pas moins passionnant – je suis sûre que vous serez d’accord avec moi, Israélobobinautes de tous horizons.
Le réalisateur Raphaël Nadjari (oui, celui-là même qui a réalisé Tehilim, Avanim, et The Shade) vient de créer un documentaire ambitieux intitulé Une histoire du cinéma israélien. Accrochez-vous, selon mes premières informations, il devrait durer trois heures et demie.
Il devrait être dans les rayons dès le 10 juin prochain, et viendra ainsi combler un vide incompréhensible : jusqu’ici, il n’existait aucun ouvrage qui dresse une histoire complète du cinéma israélien !
Je vous tiens au courant, dès que j’ai réussi à mettre la main dessus…
NEWS. Tel-Aviv a cent ans cette année. Et pour fêter ça, en partenariat avec la mairie de Tel-Aviv, le forum des Images propose une rétrospective cinématographique de la ville du 1er au 30 novembre prochains. Au programme, projections, tables rondes…etc.
PRESSE. “Le cinéma est une fenêtre à double sens, grâce à laquelle deux sociétés peuvent se respecter et se comprendre“, écrivent Nurith Gertz et George Khleifi. Article très engagé (l’Huma est fidèle à elle-même) – il n’en est pas moins intéressant, paru il y a plus d’un mois dans les pages opinion. En voici des extraits.
Nurith Gertz est professeur à l’université des arts de Tel-Aviv. Elle est israélienne. George Khleifi est un acteur et producteur palestinien.
Israël, Palestine : ce que peut le cinéma
Voici des images télévisuelles vues par les Israéliens lors de la dernière guerre à Gaza : des nuages de fumée, tourbillonnant au-dessus de Gaza avec en arrière-plan un beau coucher de soleil, et l’envoyé de commenter : « Vous pouvez y voir des champignons, mais ce n’est pas une soupe aux champignons. » Ou bien, la même image, avec le commentaire du journaliste, « Vous voyez ici des images des bombardements à Gaza. Et sur ce, nous vous proposons une pause de publicité. » Continuer à lire »
DECOUVERTE. Closed Zone. 1 mn 30 pour parler de la prison qu’est devenue la bande de Gaza. La vidéo a été faite par l’ONG israélienne Gisha*, et réalisée par le directeur artistique de Valse avec Bachir, Yoni Goodman. Continuer à lire »
WEB. Arte reste la chaîne qui nous réserve le plus de belles surprises. En février, c’est elle qui a diffusé le produit de cette initiative formidable : Gaza-Sderot, la vie malgré tout. Une vidéo de deux minutes était réalisée chaque jour dans chacune de ces deux villes, situées à trois petits kilomètres de distance. Et ce pendant deux mois : du 26 octobre au 23 décembre 2008. Les jours suivants, la guerre a éclaté.
Que peut-le cinéma dans le conflit israélo-palestinien ? Rien. Ne soyons pas si pessimistes ! Gageons que le fruit de ce genre de démarches doit prendre le temps de germer. Les habitants de ces deux villes s’auront /sauront à l’usure : il faudra bien qu’ils finissent par se regarder en face.
NEWS. Le documentaire d’animation d’Ari Folman sort le 4 mars en DVD et Blu-Ray aux éditions Montparnasse.
Au menu, le film en VF (beurk… pardon) et en VO, des sous-titres français.
Et une bonne série de bonus : un petit zoom sur Ari Folman à Cannes, la génèse du film en 18 minutes, une scène coupée (la mort de Bachir Gemayel), une archive de JT concernant la découverte des massacres de Sabra et Chatila le 18 septembre 1982. Je ne vous dis pas tout, mais il y a d’autres petites surprises encore.
NEWS. L’édition 2009 du festival du cinéma israélien de Paris se déroulera du 25 au 31 mars prochains. Toujours une très belle sélection de longs-métrages : Restless d’Amos Kollek, Tout commence à la mer d’Eitan Green, Pour mon père de Dror Zahavi…etc. Mais aussi des documentaires et des courts-métrages. La sélection définitive sera arrêtée courant de la semaine prochaine.
Attention, le festival a déménagé : il a quitté le superbe espace MK2 en face de la Bibliothèque François Mitterrand et se réfugie au Lincoln, dans le 8ème arrondissement de Paris. Les organisateurs expliquent que MK2 n’a pas souhaité renouveler le contrat car le festival tombait en plein Printemps du cinéma.
PRESSE. Traditionnel petit tour d’horizon de l’avis de la critique “autorisée”.
Le-dernier-Mograbi… Premier constat : la presse en parle peu (il faut dire que le film est sorti dans une petite dizaine de salles en France). Second constat : les quelques critiques qui ont décidé de s’y intéresser racontent le film et ne donnent généralement pas leur avis. Une exception : Continuer à lire »
Z32, d’Avi Mograbi
Israël, 2009, 1h21
Avec Avi Mograbi
CRITIQUE. Le dernier Mograbi est sorti. Et les films d’Avi Mograbi, c’est un peu comme une boîte de chocolats : on ne sait pas trop sur quoi on va tomber.
Alors cette fois, j’ai été sage : je me suis documentée. J’ai lu. Beaucoup. Le dossier de presse, les articles écrits par d’autres, les interviews données par Avi Mograbi. Rien à faire : j’ai eu beau croiser, recouper, comparer les sources, je ne savais toujours pas ce qu’était le-dernier-Avi-Mograbi. Des chants, des masques, Tel-Aviv, l’Inde, un soldat avec un nom de code, deux morts… Qu’est ce que c’est que ce truc? Continuer à lire »
PRESSE. Je n’ai malheureusement pas pu le voir de mes propres yeux. Je me suis faite réquisitionner par France Bleu Hérault en ce mois de février, et je n’ai pas pu quitter Montpellier pour assister au festival “Travelling Jerusalem” à Rennes.
Mais Rue89 a ouvert un blog pour suivre l’événement de près (c’est passionnant, allez jeter un coup d’oeil!). Parmi les nombreux articles Continuer à lire »
PRESSE. Sorti il y a une semaine, le film de Reshef Levi, a provoqué des réactions diverses auprès des critiques. Traditionnel petit tour d’horizon… Continuer à lire »
NEWS. Nouvelle distinction pour ‘Valse avec Bachir‘ ! Les critiques américains (NSFC, le National Society Film Critics, créé en 1966) ont désigné hier le documentaire d’animation d’Ari Folman meilleur film de 2008.
Un choix qui rend d’autant plus incompréhensible son absence de récompenses lors de la dernière édition du festival de Cannes…
‘Mes plus belles années‘ ( ’Lost Islands‘ )
de Reshef Levi, Israël, 2008, 1h43
Avec Michael Moshonov, Oshri Cohen
Sortie : 24 décembre 2008
CRITIQUE. C’est l’histoire d’une époque. “Celle où les voitures roulaient au whisky“. On fait l’amour, on roule, on joue, on vit au rythme des tubes disco. Les 80’s chez les Hébreux. Erez, Ofer et Neta vivent tranquillement leur adolescence dans cette période d’euphorie nationale. Continuer à lire »
NEWS. De l’animation au monde de la bande dessinée, il n’y a qu’un pas. Souvenez-vous des vignettes persépolitiques de Marjane Satrapi adaptées à l’écran…
Eh bien voici le processus inverse : Casterman et Arte ont co-produit une adaptation du film d’Ari Folman ‘Valse avec Bachir‘, en bande-dessinée. On y retrouvera donc le graphisme étonnant et efficace du film. A retrouver dans les rayons des “bonnes librairies” – comme on dit – à partir du 14 janvier prochain ! De l’écran à la page…
‘Sous les bombes‘, de Philippe Aractingi.
Avec Nada Abou Farhat et Georges Ghabbaz
Liban, 98 mn
Production : 2006, Sortie : mai 2008
CRITIQUE. Août 2006, le sud du Liban est en ruine, écrasé sous les bombardements israéliens. Une femme surgit, dans une robe bleue courte et décolletée. Zeina cherche un taxi pour l’emmener dans le Sud, à Kherbet Selem, où sont censés se trouver son fils et sa sœur dont elle n’a plus de nouvelles. “Personne ne vous y emmènera, c’est trop dangereux“, lui répond-on.
Un seul acceptera, Tony, un chrétien qui vient aussi de là-bas. Commence alors un voyage à travers un Liban à nouveau meurtri : ponts effondrés, routes coupées, immeubles en miettes. Des cercueils, des bombes à fragmentation. Et cette banderole, signée du Hezbollah : “Vous avez détruit les ponts ; nous avons pris le chemin des cœurs.” Aucun cadavre n’est en revanche montré : “Nous en avons trop vus“, explique le réalisateur. Continuer à lire »
BILAN. L’année 2008 se termine bientôt. L’occasion de faire un rapide bilan sur les films israéliens sortis cette année en France. Le film gagnant remportera spirituellement le prix des Israélobobinautes (un prix encore jeune, mais prometteur, si si ! ) !
N’hésitez pas à agrémenter votre vote d’un petit commentaire précisant et justifiant votre choix…
DECOUVERTE. Après Valse avec Bashir, l’heure est venue de s’intéresser à l’animation, un genre qui émerge peu à peu dans le cinéma israélien.
Une amie m’a signalé l’existence de ce film (merci à elle, donc !). Ce sont des élèves de l’école de l’art et du design de Bezalel, à Jérusalem, qui l’ont réalisé : Alon Boroda et Ron Nadel. Ca s’appelle Golem. C’est un peu triste, mais c’est d’un poétique ! Vous m’en direz des nouvelles…
ZOOM. Le film ‘Promesses’ (2001)a été projeté aujourd’hui au cinéma Le Méliès de Bayeux, à l’occasion du Prix des Correspondants de guerre (15ème édition). Traitant de l’enfance au Moyen-Orient, ce film qui a reçu l’Oscar du meilleur documentaire, a été présenté à plusieurs classes de troisième de la région.
“Les enfants ont aussi des choses à dire et personne ne leur demande ce qu’ils pensent. ” B. Z. Goldberg, un journaliste israélien expatrié aux Etats-Unis, est parti de cette constatation. Ainsi a-t-il décidé de revenir au Proche-Orient et de tourner un documentaire où enfants palestiniens et israéliens témoigneraient. Le documentaire a été tourné entre 1997 et 2000, avant la seconde Intifada, “dans une période de calme relatif“. La démarche est originale et mérite qu’on s’y arrête : les enfants porteront l’avenir du Proche-Orient et devront choisir demain entre guerre et paix. Continuer à lire »
NEWS. Du 7 au 16 novembre 2008, le festival international du film d’Arras (neuvième édition) fera un zoom sur le cinéma israélien. Avec notamment la projection d’une série de films récents :
‘Mon trésor’ (Keren Yedaya),
‘Prendre femme’ (Ronit et Shlomi Elkabetz),
‘Free Zone’ (Amos Gitaï),
‘The Bubble’ (Eytan Fox),
‘Beaufort’ (Joseph Cedar),
‘La Visite de la fanfare’ (Eran Kolirin),
‘Tehilim’ (Raphael Nadjari),
‘Les Méduses’ (Etgar Keret et Shira Geffen),
‘Les Citronniers’ (Eran Riklis),
‘My father, my lord’ (David Volach),
‘Valse avec Bashir’ (Ari Folman).
C’est l’association Plan séquence qui organise l’événement sur la Grand’ Place.
NEWS. Paul Newman, l’un des derniers grands acteurs de l’âge d’or d’Hollywood, est mort hier à l’âge de 83 ans, des suites d’un cancer.
Ce matin, les différents blogueurs tirent de sa carrière ce qui les a marqué : pour les uns ce sera ‘L’Arnaqueur‘, pour d’autres, il restera à jamais Butch Cassidy et enfin, d’autres retiendront son jeu dans ‘La chatte sur un toit brûlant‘ ou encore dans ‘La Couleur de l’argent‘.
Et vous vous demandez : “Mais pourquoi elle nous parle de lui dans un site consacré au cinéma israélien?“.
NEWS. Les “Oscars israéliens”, les Ophirs, qui se sont déroulés mardi soir à Tel-Aviv, ont fortement récompensé le film d’Ari Folman, ‘Valse avec Bashir‘. Pas moins de six récompenses pour ce documentaire d’animation, parmi lesquelles Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario.
NEWS. L’Etat hébreu continue sa politique d’ouverture au cinéma. La Knesset (parlement israélien) a voté au début du mois de septembre une loi qui facilite la production et la réalisation de films étrangers sur le sol israélien.
‘D’une langue à l’autre‘, de Nurith Aviv, 2004, 55 min
Avec Meir Wieseltier, Agi Mishol, HaÏm Uliel, Aharon Appelfeld, Haviva Pedaya,
Salman Masalha, Amal Murkus, Evgenya Dodina et Daniel Epstein.
Présenté le 18 septembre 2008 à 19 h, au musée du Jeu de Paume (75008).
CRITIQUE. Si dans ‘Langue sacrée, langue parlée‘, Nurith Aviv évoque les paradoxes inhérents à l’hébreu (voir ma critique du film), dans ‘D’une langue à l’autre‘, elle pose la question du rapport entre la langue de l’immigrant (artisan de l’Etat d’Israël) et l’hébreu, indissociable de la construction du sionisme. Problématique passionnante s’il en est, qui touche directement la réalisatrice, comme elle l’explique dans les premières minutes du film :
INTERVIEW. Du 16 au 23 septembre, une rétrospective Nurith Aviv sera présentée au Musée du jeu de Paume à Paris, accompagnée de débats, en présence de personnalités et de Nurith Aviv. Cette réalisatrice israélienne d’origine allemande a été chef-opératrice pour, entre autres, Amos Gitaï, Agnès Varda ou encore René Allio. Depuis une quinzaine d’années, elle a réalisé une dizaine de films autour de la question de la langue, de la transmission et de la perte. Parmi les plus célèbres, ‘D’une langue à l’autre‘ (2004), ‘Circoncision‘ (2000), ou encore ‘Langue sacrée, Langue parlée‘ (2008).
Pourquoi avez-vous décidé de passer derrière la caméra pour réaliser vous-même des films ? Cela répondait-il à une frustration? Continuer à lire »
Chers Israélobobinautes, ou passants occasionnels qui vous intéressez au cinéma israélien,
Merci pour votre fidélité infaillible durant ces deux derniers mois, puisque même sans publication de nouvel article, les visites, les inscriptions à la newsletter et les commentaires ont continué à bon rythme sur le blog. Heureusement que vous êtes là pour assurer quand je m’absente… Continuer à lire »
‘Les Sept Jours’de Ronit et Shlomi Elkabetz, France/Israël, 2008
Titre original : ‘Shiva‘
Avec Ronit Elkabetz, Moshe Ivgy, Yaël Abécassis, Hanna Lazlo…etc.
Sortie officielle en France : 02 juillet 2008
CRITIQUE. On pleure et l’on gémit. On gesticule et l’on s’effondre. L’un des neuf frères de la famille Ohayon, juive et d’origine marocaine, est mort. Frères, sœurs, mère, tantes, belles-sœurs et beaux-frères sont venus pleurer cette disparition au cimetière. Commence alors la longue période de deuil pour la famille, la shiva : sept jours d’enfermement dans la maison du défunt, sans sortir, sans se laver. Sept jours où, peu à peu, les liens du sang vont révéler leur véritable nature : rancunes et jalousies vont émerger progressivement jusqu’à exploser. Continuer à lire »
NEWS. Le Festival international du film de Jérusalem a été lancé hier, pour dix jours, à la cinémathèque et dans plusieurs salles de la ville. Vingt-cinq ans que le festival promeut le cinéma du monde entier à travers récompenses, projections dont certaines en plein air, et concerts.
Courts-métrages, longs, documentaires… etc, une cinquantaine de films seront en compétition, toutes catégories confondues. Israéliens pour la plupart.
A l’occasion des 60 ans de la création d’Israël, les organisateurs du festival ont décidé de rendre hommage aux victimes du naufrage de l’Exodus, en projetant le film du même nom (Otto Preminger, 1960), le mercredi 16 juillet.
Depuis 1999, le festival de Jérusalem est aussi l’occasion de poursuivre le projet ‘I am, you are’. Chaque été, des jeunes juifs israéliens et arabes musulmans sont rassemblés dans des ateliers de réalisation cinématographique. L’idée ? Permettre à chacun de se mettre à la place de l’autre, au moins le temps d’un tournage. Le 13 juillet, le public pourra voir le résultat de l’opération : une cinquantaine de courts-métrages.
PRESSE. Le Monde 2 propose cette semaine un très beau portrait de Ronit Elkabetz, l’actrice israélienne la plus célèbre en France (‘Prendre femme‘, ‘La Visite de la fanfare‘, ‘Mariage tardif‘, ‘Alila‘). Le 2 juillet, ‘Les sept jours‘, son dernier film, sortira sur les écrans français. Voici l’article du Monde 2 du 20 juin 2008, signé Samuel Blumenfeld :
Elle a de nouveau vérifié, la veille, l’étalonnage de son nouveau film, Les Sept Jours (sur les écrans le 2 juillet), deuxième volet (après Prendre femme en 2004) de sa trilogie sur une famille israélienne originaire du Maroc, écrite et réalisée avec son frère Shlomi. L’après-midi, Ronit Elkabetz a passé des auditions pour le prochain film d’André Téchiné, dans lequel elle devrait tenir le rôle d’une avocate aux côtés de Catherine Deneuve. Continuer à lire »
‘Langue sacrée, langue parlée‘, de Nurith Aviv, Israël, 2008, 73 mn.
Avec Haïm Gouri, Michal Govrin, Victoria Hanna, Ronit Matalon, Roy Greenwald, Etgar Keret, Yitzhak Laor, Shimon Adaf, Haviva Pedaya, Yehuda Ovadaya-Fetaya, Zali Gurevitch, Michal Naaman, Orly Castel-Bloom
Sortie en France : le 04 juin 2008 au cinéma Les Trois Luxembourg (Paris).
CRITIQUE. Explorer l’hébreu, psychanalyser la langue. Nurith Aviv l’a fait. Dans un cheminement qui va de Jérusalem-la-sainte à Tel-Aviv-la-profane, la réalisatrice nous embarque dans un voyage sur l’histoire et l’identité de la langue du peuple juif. Unique et réussi.
1897 : les frères Lumière envoient leur opérateur de vues et inventeur du travelling, Alexandre Promio, filmer le trajet du train qui relie Jaffa à Tel-Aviv. La même année, Theodor Herzl tient un congrès à Bâle qui donne le coup d’envoi au sionisme ; il n’imagine pas, alors, que l’hébreu deviendra la langue du pays qui naîtra cinquante ans plus tard. Continuer à lire »
INTERVIEW. Xavier Nataf, est le directeur de Judaïciné, l’association qui coordonne en France les différents événements liés au cinéma israélien, dont le festival de Marseille…. Continuer à lire »
NEWS. Ca fait neuf ans que ça dure, et cette année encore, c’est plein de bonnes surprises. Le festival Regards sur le cinéma israélien de Marseille se déroulera cette année au cinéma Les Variétés du 18 au 24 juin. Au programme, deux avant-premières :
- ‘Les Sept jours‘, de Ronit et Schlomi Elkabetz, dont la sortie officielle en France est prévue pour le 2 juillet prochain. Il s’agit du deuxième volet de la trilogie commencée en 2004 avec ‘Prendre Femme‘. Continuer à lire »
NEWS. C’est une bonne année parisienne pour la réalisatrice israélienne Nurith Aviv.
Du 4 au 26 juin, son dernier documentaire, ‘Langue sacrée, langue parlée‘, va être distribué au cinéma Les Trois Luxembourg. De nombreuses séances seront suivies de débats avec la réalisatrice et de nombreuses personnalités. Plus d’infos…
Et puis en septembre, du 16 au 23, la réalisatrice aura droit à une rétrospective au musée du Jeu de Paume. Au programme, notamment, les célèbres ‘D’une langue à l’autre‘ et ‘Un lieu, un travail‘, le nouveau ‘Langue sacrée, langue parlée‘, ou encore ‘Circoncision‘. Plus d’infos…
PRESSE. Présenté en compétition à Cannes jeudi dernier, le film d’Ari Folman, ‘Valse avec Bashir‘ a fait un carton. Sur ce film original -il s’agit d’un documentaire d’animation – et grave -il traite de la guerre du Liban de 1982 et des massacres des Palestiniens de Sabra et Chatila- les critiques ne tarissent pas d’éloges…
NEWS. Vendredi 30 mai, dans le cadre du colloque international “La littérature israélienne aujourd’hui : miroirs d’une société multiple”, l’université de Lille-3 accueillera une conférence ayant pour thème la relation entre la littérature et le cinéma.
Prévue à 15h30, la conférence sera présentée par Yaël Munk (Open University, Israël) et s’intitulera : “De ‘Pour inventaire‘ de Ya’akov Shabtaï a ‘Deutéronome‘ de Gitaï“.
Le reste du colloque traitera de la littérature israélienne et sera co-organisé par l’université Charles de Gaulle Lille-3 et l’INALCO à Paris. Il se déroulera du 28 au 30 mai.
Au programme, diverses conférences sur le traitement du religieux, sur la voix féminine, sur la Shoah, sur la littérature israélienne non hébraïque…
NEWS. Comme chaque année maintenant, le cinéma israélien sera plutôt bien représenté à Cannes cette année. En sélection officielle et en compétition, ‘Valse avec Bashir‘, d’Ari Folman, un documentaire d’animation qui suit un ancien soldat israélien ayant participé à la guerre du Liban des années 80 et au massacre de Sabra et Chatila. La sortie officielle est prévue pour le 25 juin…
Il y a des périodes, comme ça, où on ne parvient plus à dégager du temps pour tout faire. Toutes mes excuses, donc si dernièrement, je n’ai pas écrit grand chose sur mon blog. Je dois notamment à certains d’entre vous quelques mots sur ‘Les Citronniers‘ d’Eran Riklis. Ils viendront.
Dans quelques jours, aussi, ce sera les soixante ans de l’Etat d’Israël. L’occasion de jeter un coup d’oeil sur le film d’Amos Gitai qui rappelle les débuts chaotiques de l’Etat hébreu : ‘Kedma‘.
Toutes mes excuses encore à ceux qui ont la gentillesse de visiter ce blog régulièrement maintenant pour cette période un peu creuse.
Il sera consacré – lui aussi – au soixantenaire de l’Etat d’Israël, et présentera une vingtaine de films, parmi lesquels ‘La Visite de la Fanfare‘, ‘Noodle‘…
‘My father, my lord‘, de David Volach, Israël, 2007, 76 mn.
Avec Assi Dayan, Sharon Hacoen Bar et Ilan Grif.
Sortie : le 23 avril 2008 en France.
CRITIQUE. Il y a un nid sur une fenêtre de la yeshiva (école religieuse). Avec des oisillons et leur maman. Et puis il y a le rabbin, Abraham, qui pousse la mère à s’envoler, laissant les oisillons sans personne pour les nourrir, ni les protéger. Il y a aussi le fils du rabbin, Menachem, qui ne comprend pas. Qui demande pourquoi le père a fait cela. La réponse est simple : “la mitsvah du renvoi du nid” ; le père n’a rien fait d’autre que d’appliquer la loi divine. Le destin des oisillons doit être laissé entre les mains de Dieu. Décidément, l’enfant, porté par sa sensibilité naturelle et encore détaché de tout précepte exogène, ne comprend pas… Cette scène, infiniment cruelle, cristallise le combat mis en scène dans ce film : celui de l’humanisme face aux dogmes religieux.
Ce blog ne défend aucune position politique si ce n'est celle de la paix. Si vous laissez des commentaires, ce qui me fait toujours plaisir, merci de le faire dans le respect.